En dix jours à Majorque, vous avez le temps de faire bien plus que « voir la mer et Palma ». Vous pouvez traverser la Serra de Tramuntana par la mythique MA‑10, embarquer pour l’île sauvage de Sa Dragonera, photographier le Cap de Formentor au lever du soleil, descendre dans les grottes du Drach… à condition d’organiser un minimum.
La vraie question n’est pas « que faire à Majorque en 10 jours ? », mais plutôt : comment enchaîner les incontournables sans passer vos vacances en voiture ni coincé dans les parkings en plein cagnard. Cet itinéraire est pensé pour :
alterner journées intenses et temps calmes sur la plage,
profiter de la lumière (et des photos) aux bons moments,
éviter au maximum les bouchons, les foules et les mauvaises surprises,
garder une logique de route cohérente, sans revenir sur vos pas.
Il suppose que vous louiez une voiture (fortement recommandé dès qu’on sort de Palma). Tout est à jour pour 2026, notamment les accès au Cap de Formentor et la gestion des parkings en été.
Comment utiliser cet itinéraire de 10 jours à Majorque
Vous trouverez ci-dessous un parcours jour par jour, dans le sens le plus logique : arrivée à Palma, traversée de la côte ouest par la Tramuntana, cap au nord, puis descente par l’est et le sud avant le retour à Palma.
Durée : 10 jours / 9 nuits
Rythme : modéré, avec quelques options plus sportives (randonnée, routes de montagne)
Profil : voyageurs qui aiment autant les photos et les villages que la baignade
Période idéale : mai-juin et septembre-octobre. Juillet-août reste possible, mais demande plus d’anticipation (réservations, horaires très matinaux).
Rien n’est figé : vous pouvez enlever une étape, rallonger un séjour dans un village ou remplacer une journée de route par une journée entière sur une plage. Mais si vous suivez cet itinéraire tel quel, vous aurez une vision très complète de Majorque.
Jour 1 – Palma de Majorque : prendre le pouls de l’île
Objectif : atterrir tranquillement, déposer les bagages, découvrir le centre historique sans courir, et voir la mer dès le premier jour.
Matin ou début d’après-midi – Installation et première balade
En fonction de votre heure d’arrivée, rejoignez d’abord votre hébergement à Palma. Sans voiture, Santa Catalina et le centre historique sont parfaits ; avec voiture, privilégiez un hôtel avec parking ou un quartier un peu en marge du cœur très ancien (par exemple près du Parc de la Mar ou vers le Paseo Mallorca).
Commencez ensuite par descendre vers la mer : la Cathédrale de Palma (La Seu) domine la baie. Réservez votre billet coupe-file en ligne, surtout d’avril à octobre. Comptez 1h-1h30 pour la visite et pour observer le jeu de la lumière sur les vitraux.
À la sortie, longez le Parc de la Mar, puis remontez dans le lacis de ruelles du centre : patios cachés, petits cafés, boutiques plus locales autour de la Plaça Cort et de la Plaça Major. C’est aussi le bon moment pour goûter votre première ensaïmada (pâtisserie en forme de spirale) dans une pâtisserie traditionnelle.
Fin d’après-midi – Santa Catalina et coucher de soleil
Traversez vers Santa Catalina, l’ancien quartier de marins devenu le coin vivant, avec bars à vins et restaurants. Le Mercat de Santa Catalina ferme tôt l’après-midi, mais même fermé il donne le ton : ce quartier reste un des plus agréables pour dîner sans tomber dans le piège à touristes.
Pour le coucher de soleil, deux très bonnes options :
Le Château de Bellver : vue circulaire sur Palma et sa baie, surtout belle en fin de journée. Montez en voiture ou en taxi, puis quelques marches.
La promenade maritime (Paseo Marítimo) : idéal si vous êtes déjà fatigué. Marchez le long du port, à hauteur des yachts, la lumière se reflète sur la mer et sur la cathédrale en arrière-plan.
Le soir, restez à Santa Catalina ou autour de La Llotja pour dîner. Si vous êtes sensible au bruit, évitez de loger dans les rues immédiatement adjacentes aux bars les plus animés.
Jour 2 – Palma en profondeur et première baignade
Objectif : finir de découvrir Palma sans se presser, puis goûter à la côte toute proche.
Matin – Quartiers, musées ou visite en Segway
Commencez par ce qui vous ressemble le plus :
Culture : le Palais de l’Almudaina juste à côté de la cathédrale, ou le Musée d’Art Moderne Es Baluard avec sa terrasse panoramique.
Balade structurée : une visite guidée de la vieille ville, ou un tour en Segway avec guide pour couvrir plus de terrain sans vous fatiguer (pratique en plein été).
Shopping léger : Paseo del Borne, Jaime III et petites ruelles alentour pour un mix de grandes enseignes et d’adresses plus locales.
Après-midi – Plage proche de Palma
Pour un premier bain sans trop de route, visez l’ouest de la baie :
Cala Major : la plus proche, accessible en bus depuis Palma. Urbaine mais pratique si vous n’avez pas de voiture.
Illetas : deux petites criques à l’eau très claire, facilement accessibles en voiture, ambiance plus chic.
Portals Vells : un peu plus loin, petite baie plus sauvage, idéal si vous avez une voiture et envie d’un coin plus nature.
Rentrez à Palma en fin de journée. Profitez du soir pour un dernier dîner dans la capitale : dès le lendemain, vous filez vers la côte ouest.
Jour 3 – Sant Elm, Sa Dragonera et la route de la Tramuntana
Objectif : passer franchement en mode « île » : petit port, île sauvage en face, puis premiers lacets de montagne.
Matin – Sant Elm et l’île de Sa Dragonera
Récupérez votre voiture (si ce n’est pas déjà fait) et partez tôt de Palma vers Sant Elm (comptez environ 45 min de route). Ce village au bout du bout de la route regarde droit sur Sa Dragonera, île sauvage et protégée.
De là, prenez un bateau-navette (réservation conseillée en saison) pour Sa Dragonera. Traversée d’environ 20 minutes, puis vous débarquez sur une île sans voitures, avec quelques sentiers balisés. Même une boucle courte vous donne ce sentiment de bout du monde : falaises, lézards partout, silence à peine troublé par les bateaux au loin.
À savoir : il n’y a quasiment pas de services sur l’île. Emportez eau, chapeau, crème solaire, un petit encas, et de bonnes chaussures fermées.
Après-midi – Premiers virages sur la MA‑10 et Banyalbufar
De retour à Sant Elm, reprenez la route vers l’est pour rejoindre la fameuse MA‑10, la route de crête qui traverse la Serra de Tramuntana. Direction : Banyalbufar.
Ce petit village accroché à la montagne déroule ses terrasses jusqu’à la mer. Garez-vous à l’entrée du village (les ruelles sont étroites) et promenez-vous à pied : maisons de pierre, petites places, odeur de pins et de mer mélangées. C’est l’un des premiers moments où l’on comprend que Majorque, ce n’est pas que du sable fin.
Si vous avez encore un peu d’énergie, descendez jusqu’à la petite crique de Banyalbufar pour un bain de fin de journée. Les galets et les escaliers sont raides, mais la lumière du soir sur les falaises vaut l’effort.
Nuit conseillée : Banyalbufar ou Valldemossa. Valldemossa offre plus de choix d’hébergements et de restaurants, mais Banyalbufar est plus intimiste.
Jour 4 – Valldemossa, Deià, Miramar et Sa Foradada
Objectif : enchaîner quelques-uns des villages les plus emblématiques de la Tramuntana, sans les vivre en mode « check-list ». Journée à savourer lentement.
Matin – Valldemossa hors affluence
Arrivez tôt à Valldemossa. Après 10h, les bus de groupes commencent à remplir le village. Avant, vous avez encore cette douceur de village de montagne : volets verts, pots de fleurs, brume qui se dissipe au-dessus des toits.
Visitez la Chartreuse si vous êtes sensible à l’histoire de Chopin et George Sand, ou contentez-vous de flâner dans les ruelles, de monter jusqu’aux points de vue sur la vallée, et de prendre un café sur la place principale.
Milieu de journée – Monestir de Miramar et Son Marroig
Reprenez la MA‑10 vers Deià, mais faites deux arrêts importants :
Monestir de Miramar : ancien monastère avec vue directe sur la mer. Atmosphère très paisible, peu fréquentée, idéale pour quelques photos sans foule.
Son Marroig & Sa Foradada : ancien domaine d’un archiduc autrichien, célèbre pour son belvédère blanc et la vue sur le rocher percé de Sa Foradada. C’est l’un des panoramas les plus photographiés de Majorque.
Photo-tip : la lumière y est magnifique en fin d’après-midi, mais aussi très belle en début d’après-midi hors saison. En plein été, évitez les heures les plus dures (12h–15h) pour les photos… et pour la chaleur.
Signature Mallorcan coastline and Serra de Tramuntana at golden hour.
Après-midi – Pause à Deià
Deià est sans doute le village le plus connu (et le plus cher) de la Tramuntana. Mais même sans y dormir, il mérite une halte : ruelles pavées, petites maisons de pierre, vues sur la mer au bout de chaque ruelle.
Si vous êtes motivé, descendez jusqu’à Cala Deià pour un bain dans une crique encadrée de falaises. Attention : parking limité et route étroite. En haute saison, mieux vaut y arriver tôt ou y renoncer pour garder votre calme.
Nuit conseillée : Deià ou, si vous préférez plus de services, Sóller où vous vous rendez le lendemain (20–30 min de route).
Jour 5 – Sóller, Port de Sóller, Fornalutx et Biniaraix
Objectif : combiner un village animé, un port en arc de cercle et deux hameaux de carte postale. Journée dense mais très visuelle.
Matin – Sóller, la place et le tramway
Garez votre voiture en périphérie de Sóller (le centre est un casse-tête en haute saison) et marchez jusqu’à la Plaça Constitució, dominée par l’église et animée de terrasses. C’est le cœur du village.
Vous pouvez ensuite prendre le tramway historique qui descend jusqu’au Port de Sóller. L’itinéraire dure une trentaine de minutes au milieu des orangers et des maisons. Mieux vaut réserver ou arriver en avance sur les créneaux du matin en juillet-août.
Milieu de journée – Port de Sóller
Le Port de Sóller dessine une baie presque fermée : promenade piétonne, petites plages, restaurants les pieds dans l’eau. Une pause idéale au milieu de votre séjour.
Pour une belle vue, montez (en voiture ou taxi) jusqu’au phare du Cap Gros. Panorama sur toute la baie, surtout beau en fin de journée.
Après-midi – Fornalutx et Biniaraix
En fin d’après-midi, reprenez la voiture vers Fornalutx, souvent cité parmi les plus beaux villages d’Espagne. Le village est petit : une heure à pied suffit pour en faire le tour, mais vous en passerez facilement deux à flâner et à photographier les escaliers fleuris.
Tout près, Biniaraix est encore plus calme, au pied du célèbre ravin de Biniaraix (magnifique randonnée si vous restez plus longtemps dans le secteur). Même sans randonner, l’ambiance y est très authentique.
Nuit conseillée : Sóller ou Port de Sóller, pour repartir facilement vers le nord le lendemain.
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Jour 6 – Pollença et Cap de Formentor : falaises et routes étroites
Objectif : passer de la Tramuntana aux falaises du nord et photographier l’un des caps les plus spectaculaires de Méditerranée.
Matin – Pollença et route vers Formentor
Partez de Sóller vers le nord (via le tunnel ou le col, selon votre envie de virages) pour rejoindre Pollença en environ 1h15–1h30. Baladez-vous sur la place principale, montez les marches du Calvari pour une vue sur la vallée.
En fin de matinée ou début d’après-midi (selon la saison), mettez le cap sur Formentor. En été, l’accès en voiture au phare est limité à certaines heures et, souvent, interdit sur la portion finale. Il faut alors :
Hors haute saison ou en horaires autorisés, la route reste étroite, sinueuse, avec beaucoup de points de vue. Prenez votre temps, arrêtez-vous dès que possible aux parkings aménagés.
Après-midi – Mirador Es Colomer, phare et plage de Formentor
Ne manquez pas le Mirador Es Colomer, probablement le plus accessible et le plus photogénique des points de vue : falaises tombant à pic dans la mer, vent souvent fort, nuages qui filent vite.
Poursuivez vers le phare de Formentor si l’accès est ouvert : bout de route théâtral, sentiment d’être au bord de la carte. Beaucoup de monde au cœur de l’été, mais le lieu reste impressionnant.
Simplified isometric itinerary map with pictograms for key stops.
Sur le chemin du retour, arrêtez-vous à la platja de Formentor : longue plage de sable clair sous les pins, eau translucide. En saison, mieux vaut réserver à l’avance un emplacement de parking et surveiller les limitations de circulation, qui évoluent chaque été.
Nuit conseillée : Port de Pollença ou Alcúdia. Port de Pollença est plus tourné vers la mer, Alcúdia a un vrai centre ancien intra-muros.
Jour 7 – Alcúdia, s’Albufera et plages du nord
Objectif : alterner patrimoine, nature protégée et grande plage familiale.
Matin – Vieille ville d’Alcúdia
Garez-vous à l’extérieur des remparts et entrez à pied dans la vieille ville d’Alcúdia. Ruelles pavées, maisons ocres, petites places : l’ambiance est différente de Palma, plus provinciale, plus calme.
Promenez-vous sur les remparts pour une vue sur les toits et, au loin, sur la baie. Visitez si vous le souhaitez les vestiges de la ville romaine de Pollentia, témoins d’un passé bien plus ancien que les hôtels en front de mer.
Les jours de marché (mardi et dimanche le plus souvent), le centre se remplit de stands. Plus de vie, mais aussi plus de monde : arrivez tôt si vous voulez en profiter sans jouer des coudes.
Milieu de journée – Parc naturel de s’Albufera
Après Alcúdia, filez vers le Parc naturel de s’Albufera, grande zone humide entre Alcúdia et Can Picafort. C’est un tout autre Majorque : pas de falaises ni de criques, mais des canaux, des roseaux, des observatoires pour les oiseaux.
L’entrée est gratuite mais les voitures doivent rester à l’extérieur. Prévoyez 2–3 heures de marche à plat. En été, la chaleur peut être écrasante en milieu de journée : privilégiez fin de matinée ou fin d’après-midi, avec beaucoup d’eau et un chapeau.
Après-midi – Plages de Muro ou Can Picafort
Terminez la journée sur une grande plage de sable du nord :
Playa de Muro : très longue plage, eau peu profonde, idéale pour se poser avec ou sans enfants.
Can Picafort : plus urbanisée, mais pratique pour dîner en bord de mer sans reprendre la voiture.
Nuit conseillée : restez à Alcúdia ou Port de Pollença une deuxième nuit, pour éviter de changer d’hébergement tous les soirs.
Jour 8 – Grottes du Drach, Porto Cristo et côte est
Objectif : plonger littéralement dans les entrailles de l’île, puis profiter de la côte découpée de l’est.
Matin – Grottes du Drach
Partez tôt vers l’est (environ 1h15 depuis Alcúdia) pour arriver à Porto Cristo et aux célèbres Grottes du Drach. Réservez impérativement vos billets à l’avance en haute saison, avec un horaire précis.
La visite (1h–1h30) vous fait traverser une succession de salles aux stalactites et stalagmites spectaculaires, jusqu’au lac souterrain où a lieu un petit concert de musique classique. C’est très organisé, touristique, mais l’effet reste saisissant.
Prévoir : un petit pull (température constante autour de 18–20 °C), de bonnes chaussures fermées, et de quoi patienter avant ou après la visite (les alentours peuvent être très fréquentés à certaines heures).
Milieu d’après-midi – Grottes alternatives ou pause à Porto Cristo
Si vous avez encore envie de grottes, les Grottes dels Hams, toutes proches, sont une alternative un peu moins fréquentée, avec un autre type de mise en scène.
Sinon, profitez simplement de Porto Cristo : petite plage en forme de crique, port agréable, restaurants avec vue sur l’eau. Ce n’est pas le village le plus authentique de l’île, mais après la grotte, c’est une halte logique.
Fin d’après-midi – Criques de la côte est
En fin de journée, prenez la route vers le sud en longeant la côte est. Selon votre envie :
Cala Romàntica : grande crique encaissée, facile d’accès, belle lumière en fin d’après-midi.
Cala Varques (pour les plus motivés) : crique plus sauvage, accessible après une marche et un sentier non officiel — à envisager seulement si vous acceptez une approche un peu plus roots et les questions de stationnement non réglementé.
Nuit conseillée : vers Porto Cristo, Cala d’Or ou, mieux pour le lendemain, Santanyí / Cala Figuera si vous poussez un peu la route (40–50 min supplémentaires).
Jour 9 – Parc naturel de Mondragó, Santanyí et Cala Figuera
Objectif : se poser un peu : criques de carte postale, sentiers côtiers accessibles, village vivant en soirée.
Matin – Parc naturel de Mondragó
Arrivez tôt au Parc natural de Mondragó. Le parking se remplit vite, surtout le week-end et en été. Depuis les parkings, de courts sentiers mènent aux deux grandes plages principales :
Cala Mondragó : sable clair, eau turquoise, pins en arrière-plan – un des spots les plus photogéniques de l’île.
S’Amarador : un peu plus sauvage, moins de services, belle pour marcher le long de la dune et des rochers.
Des sentiers côtiers balisés relient les plages en contournant les caps : prévoyez 1h–2h de balade tranquille si vous voulez varier les points de vue sans vous lancer dans une randonnée éprouvante.
Astuce confort : il y a quelques bars-restaurants saisonniers, mais ils suffisent rarement à la demande en plein été. Emportez eau, pique-nique léger et chapeau, surtout si vous restez plusieurs heures.
Après-midi – Santanyí et Cala Figuera
Quittez le parc en milieu ou fin d’après-midi pour rejoindre Santanyí, village de pierre blonde autour d’une grande place centrale. Marché animé (deux fois par semaine), quelques boutiques de déco, terrasses ombragées : c’est un bon antidote aux longues heures de plage.
Lifestyle shot showing village streets and local atmosphere.
En fin de journée, descendez à Cala Figuera, port de pêche encaissé dans une anse profonde. Pas vraiment de plage ici, mais des terrasses en surplomb sur le port, des barques colorées, une ambiance beaucoup plus calme que dans les grandes stations balnéaires.
Nuit conseillée : Santanyí ou Cala Figuera. Santanyí pour l’animation et le marché, Cala Figuera pour le calme au bord de l’eau.
Jour 10 – Es Trenc, intérieur des terres et retour à Palma
Objectif : dernière baignade dans un décor de lagon, puis retour tout en douceur vers l’aéroport ou Palma.
Matin – Plage d’Es Trenc (si le temps s’y prête)
Si le vent n’est pas trop fort, partez tôt vers Es Trenc, longue plage de sable clair souvent comparée aux Caraïbes. L’eau y est peu profonde, la mer peut être turquoise… quand les conditions sont bonnes.
À anticiper : parkings payants chers, peu d’ombre, fréquentation intense en plein été. À éviter un samedi d’août en milieu de journée si vous détestez les foules. Dans ce cas, rabattez-vous sur des plages moins célèbres autour de Colònia de Sant Jordi ou remontez plus tôt vers Palma et ses environs.
Après-midi – Villages de l’intérieur et retour
Sur la route du retour vers Palma (45–60 min depuis Es Trenc), prenez le temps de traverser un ou deux villages de l’intérieur : Porreres, Montuïri ou Llucmajor. C’est le Majorque du quotidien, loin des criques célèbres : cafés sur la place, vieilles enseignes, rythme plus lent.
Selon votre heure de vol, prévoyez d’arriver à Palma au moins 3 heures avant le départ si vous devez rendre une voiture de location. Les retours de véhicules peuvent être longs en haute saison.
Où dormir pour optimiser cet itinéraire de 10 jours à Majorque
Pour éviter de faire et défaire les valises tous les jours, cet itinéraire peut se structurer en 3–4 bases :
Palma (2 nuits) – pour la vie urbaine, l’arrivée/la dernière soirée éventuelle, sans voiture.
Tramuntana ou Sóller (2–3 nuits) – pour rayonner vers Sant Elm, Miramar, Deià, Fornalutx.
Nord (2 nuits) – Alcúdia ou Port de Pollença, pour Formentor et s’Albufera.
Sud-est (2–3 nuits) – autour de Porto Cristo/Santanyí/Cala Figuera, pour les grottes, Mondragó et Es Trenc.
Si vous détestez changer d’hébergement, gardez :
4 nuits à Palma ou proche et rayonnez vers l’ouest et le centre,
3 nuits au nord,
3 nuits au sud-est.
Vous passerez plus de temps en voiture, mais aurez moins de déménagements. Ce compromis convient bien aux familles.
Se déplacer à Majorque : voiture, bus, routes de montagne
Faut-il absolument louer une voiture ?
Pour cet itinéraire de 10 jours, la réponse est claire : oui, sauf si vous acceptez de renoncer à une bonne partie des villages de montagne et des criques plus isolées.
Le réseau de bus fonctionne correctement sur les grands axes (Palma <→ grandes stations balnéaires, quelques lignes vers Sóller, Alcúdia), mais :
les fréquences sont limitées en soirée,
beaucoup de coins (Sa Dragonera, certains miradors de la MA‑10, Mondragó) sont mal desservis,
les changements de bus mangent vite vos journées.
Conduire sur la MA‑10 et vers Formentor
La MA‑10 est une route superbe mais sinueuse : virages serrés, cyclistes nombreux dès le printemps, et parfois ravins sans grand dégagement. Rien d’insurmontable si vous êtes un conducteur confiant, mais :
évitez de la découvrir de nuit ou après une très longue journée,
ne serrez pas trop les cyclistes (ils sont chez eux, littéralement),
prévoyez plus de temps que ce que suggèrent les GPS.
Pour Formentor, les règles d’accès changent presque chaque année. En 2026, on peut s’attendre à :
des périodes de restriction (souvent de fin juin à septembre, en journée),
obligation de navette ou de vélo pour rejoindre le phare aux heures centrales,
parkings payants limités à la plage de Formentor.
Avant votre voyage, vérifiez les infos à jour sur le site officiel du Consell de Mallorca. Mais une règle ne change pas : pour garder votre calme, visez les créneaux les plus matinaux ou en fin de journée.
Quand partir à Majorque pour un itinéraire de 10 jours ?
En 10 jours, vous êtes plus sensible à la météo et aux foules qu’en week-end. Voici les grandes lignes :
Avril & mai : idéal pour les randonnées, les villages, la MA‑10. Mer encore fraîche pour de longs bains, mais très agréable pour marcher.
Juin : compromis presque parfait : mer déjà bonne, journées longues, ambiance animée sans saturation (sauf certains week-ends).
Juillet & août : possible, mais à condition d’accepter les réveils très matinaux pour Formentor, Mondragó et certaines criques, et de réserver à l’avance voitures, hébergements, grottes.
Septembre : encore chaud, mer excellente, familles reparties : très bon mois.
Octobre : plus incertain côté météo, mais parfait pour un itinéraire très axé sur villages, culture et randos.
Que manger en route : quelques repères simples
Au fil de cet itinéraire, vous croiserez de nombreux restaurants à touristes. Certains sont très corrects, d’autres beaucoup moins. Une règle simple : dès que vous sortez de la rue la plus évidente et que vous voyez des familles locales attablées, vous êtes probablement au bon endroit.
À Palma : cherchez les bars à tapas et pinchos dans les rues en retrait de la cathédrale, ou les adresses de Santa Catalina.
Dans les villages de Tramuntana : goûtez le pa amb oli (pain, tomate, huile d’olive, fromage, jambon ou sobrasada) à midi, simple et roboratif avant de reprendre la route.
Sur la côte : privilégiez les petits restaurants de poisson des ports (Port de Sóller, Cala Figuera) plutôt qu’une paella surprometteuse en bord de plage très touristique.
Pour le petit-déjeuner : ensaïmada, coca de patata à Valldemossa, café sur la place du village.
Les prix ont nettement augmenté ces dernières années. Pour éviter les additions qui gâchent le plaisir, alternez restaurants plus travaillés et repas simples de marché, sandwiches ou pique-niques sur les plages et dans les parcs.
En résumé : ce que vous emporterez vraiment de ces 10 jours à Majorque
En suivant cet itinéraire, vous ne verrez pas « tout » — personne ne le peut en 10 jours — mais vous aurez croisé l’essentiel de ce qui fait l’âme de Majorque :
la ville, avec Palma et ses ruelles chargées d’histoire,
la montagne, avec la Tramuntana, ses lacets, ses villages perchés,
la mer, sous toutes ses formes : caps, criques, grandes plages, réserves naturelles,
l’intérieur, plus discret, mais bien vivant derrière les façades ocres.
Le vrai luxe à Majorque n’est plus de cocher des noms de lieux, mais de choisir son rythme : accepter de renoncer à une crique très à la mode un samedi d’août pour profiter d’un village presque vide en fin de journée, avancer plus lentement sur la MA‑10 au lieu de se battre pour une place de parking au plus près, laisser passer un coucher de soleil sur la plage pour le voir, une fois, depuis un mirador de montagne.
Avec 10 jours devant vous et un minimum d’anticipation, Majorque se laisse découvrir en profondeur. Cet itinéraire est une colonne vertébrale : ajustez, allongez, simplifiez en fonction de votre énergie, mais gardez la logique d’ensemble. C’est elle qui fera la différence entre un séjour de carte postale et une vraie rencontre avec l’île.
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Ecrit par
L'équipe Visiter Majorque
Passionnés par les Baléares, nous partageons nos découvertes et conseils pour vous aider à profiter pleinement de Majorque.