Cala Figuera Majorque : un port vivant, pas une carte postale figée
Vous cherchez un coin de Majorque qui ressemble encore à une île habitée, pas à un décor de resort ? Cala Figuera, tout au sud-est, est l’un des rares ports où les llauts (bateaux de pêche traditionnels) sortent encore à l’aube, où l’on entend les mâts cliqueter plutôt que la musique d’un beach-club. Mais cette authenticité vient avec des contraintes : pas de grande plage en bas de chez vous, pas de parkings infinis, pas d’animations nocturnes tous les soirs.
Ce guide est pensé pour organiser un vrai séjour à Cala Figuera Majorque en 2026 : où loger pour rester dans le rythme du village, comment approcher les pêcheurs sans gêner, quelles criques viser en fonction de votre forme et de la saison, et comment éviter les deux écueils classiques : arriver en plein été sans voiture… ou en voiture sans stratégie.
Comprendre Cala Figuera : un port en Y, 800 habitants, un vrai tempo de travail
Cala Figuera n’est pas la cala carte postale avec sable blanc et parasols. C’est d’abord une baie profonde d’environ 500 m, en forme de Y, entaillée dans la côte de Santanyí. De chaque côté, des falaises basses couvertes de pins et quelques figuiers sauvages (d’où le nom : figuera = figuier) descendent jusqu’à l’eau.
Le village compte environ 800 résidents à l’année. Le cœur, c’est le port : des maisons basses blanches ou ocre, des volets verts, et une enfilade de petits hangars à bateaux directement ouverts sur l’eau. Vous n’y verrez ni méga-yacht ni navire de croisière : le port reste dimensionné pour de petits bateaux de plaisance et une vingtaine de pêcheurs encore actifs en 2024-2025.
Concrètement, cela se ressent dans le rythme de la journée :
entre 5h et 7h : les llauts sortent ou rentrent de la pêche, le port est encore à moitié dans la pénombre ;
vers 10h-12h : vous voyez les pêcheurs réparer leurs filets, discuter sur les pontons, parfois vendre directement une petite partie de la prise ;
en fin d’après-midi : les terrasses se remplissent doucement, sans musique agressive, surtout hors plein été.
C’est ce tempo-là qu’il faut accepter. Si vous cherchez des bars jusqu’à 3h du matin et plusieurs plages de sable à pied, Cala Figuera n’est pas le bon camp de base. Si vous aimez regarder des gestes de travail, marcher au lever du soleil et rayonner tranquillement de crique en crique, c’est au contraire un excellent choix.
La balade indispensable : faire le tour du port
Avant de penser « plage », commencez par apprivoiser le village. La meilleure façon, c’est le tour du port à pied :
Distance : environ 800 m aller-retour si vous suivez les pontons au plus près de l’eau ;
Durée : comptez 30 à 45 minutes avec des arrêts photos ;
Chaussures : baskets ou sandales antidérapantes, les planches peuvent être humides et glissantes le matin et après une averse.
Le parcours suit d’abord le bras ouest de la baie : vous longerez les hangars à bateaux, les petites rampes où les llauts sont hissés, puis un bout de sentier légèrement en surplomb. En face, sur le bras est, quelques terrasses de restaurants et de petits hôtels offrent de belles vues sur l’ensemble du port.
Meilleur moment : tôt le matin (avant 9h) pour voir le port se réveiller sans la chaleur, ou en fin de journée pour profiter de la lumière dorée sur les façades. Évitez la pleine chaleur de midi en été : peu d’ombre et la réverbération sur l’eau peut être fatigante.
Si ponctuellement un tronçon de ponton est fermé (travaux, réparations), contournez simplement par la rue du dessus : vous perdez un peu de proximité avec l’eau, mais gardez les points de vue sur la baie.
Où dormir à Cala Figuera : choisir son quartier et son niveau de calme
À Cala Figuera, le choix d’hébergement conditionne vraiment votre expérience. À l’échelle du village, quelques rues font la différence entre un réveil à la criée des mouettes ou un camion de livraison sous vos fenêtres.
Se réveiller face au port : petits hôtels et pensions
Pour rester dans le tempo du port, visez les petites structures sur les hauteurs immédiates de la baie, côté est notamment. Vous y gagnez :
une vue directe sur les llauts et les maisons à volets verts ;
un accès à pied en 5 minutes maximum aux quais et aux restaurants ;
un environnement encore résidentiel, avec peu de circulation.
Un bon exemple de ce type d’adresse est l’Hotel Nou Can Guillem : une petite maison transformée en hôtel intimiste, une poignée de chambres uniquement, pas d’animation bruyante ni de piscine géante. Comptez en ordre de grandeur à partir d’environ 120 € la nuit en basse saison pour une chambre double avec petit-déjeuner. Le plus : certains balcons donnent directement sur le port, parfaits pour un café au lever du soleil.
Dans cette catégorie, ce qui fait la différence :
Orientation : une chambre côté rue arrière sera plus fraîche et plus calme qu’une chambre juste au-dessus d’une terrasse de restaurant ;
Escaliers : le port est encaissé, beaucoup de petites pensions ont des escaliers raides ; si vous avez des difficultés de mobilité, vérifiez systématiquement l’accès ;
Climatisation : en juillet-août, elle n’est pas un luxe.
Pour rester une semaine ou plus : appartements et séjours lents
Si vous visez un séjour de slow travel d’une semaine ou davantage, l’appartement est souvent plus logique, notamment pour cuisiner le poisson acheté au port et garder un rythme plus autonome.
Les plateformes d’annonces locales comme Idealista listent des appartements à Cala Figuera même ou dans la commune de Santanyí. Bon repère de prix pour 2025-2026 : autour de 80-100 € la nuit pour un 1–2 chambres simple, avec terrasse ou balcon, en basse et moyenne saison.
Quelques repères pour choisir :
Proximité du port : plus vous êtes haut dans la colline, plus vous serez au calme, mais comptez des marches au retour ;
Places de stationnement : si vous louez une voiture, privilégiez un logement avec place dédiée ou possibilité de se garer facilement dans la rue adjacente ;
Propriétaires locaux : quand c’est possible, réservez directement auprès de propriétaires de la zone de Santanyí plutôt que via des intermédiaires anonymes, cela ancre mieux l’économie sur place.
Évitez, si possible, les rares immeubles plus massifs un peu à l’écart du port, souvent moins charmants et plus bruyants l’été (groupes, familles nombreuses, échos tardifs sur les façades).
Manger à Cala Figuera : du llaut à l’assiette
Ici, on vient moins pour « tester dix restaurants » que pour trouver deux ou trois adresses fiables et y revenir. L’offre est à l’échelle du village, mais avec de belles surprises si vous aimez le poisson.
Poisson frais et cuisine simple
Juste au-dessus des quais, quelques restaurants servent le poisson des bateaux amarrés à quelques mètres. Parmi eux, Sa Nansa est régulièrement cité par les habitués : cuisine majorquine simple, accent sur les produits de la mer, terrasse avec vue directe sur le port. En haute saison, il est prudent de réserver la veille pour le service du soir.
Conseils pratiques pour bien manger à Cala Figuera Majorque :
Arrivez tôt (vers 12h30 pour le déjeuner, 19h30 pour le dîner) si vous n’avez pas réservé, surtout en juillet-août ;
Demandez les poissons du jour plutôt que de viser une espèce précise : la carte s’adapte à ce que les pêcheurs ont ramené le matin ;
Vérifiez les prix au kilo pour les poissons entiers présentés au plateau. À deux, un poisson pour 700–800 g est en général suffisant.
Petits-déjeuners, pique-niques et pain du matin
Pour les matins tranquilles ou les pique-niques sur les rochers, la petite boulangerie du village, Panadería Ca’n Jordi, joue un rôle central. À quelques centaines de mètres du port, vous y trouverez :
des ensaïmadas fraîches (pâtisserie majorquine en couronne, légère et sucrée) ;
du pain rustique idéal pour accompagner un fromage ou des tomates frottées à l’huile d’olive ;
quelques spécialités salées (empanadas, cocas) parfaites pour la plage.
Pour compléter, repérez le petit supermarché le plus proche (souvent sur la route qui remonte vers Santanyí) où acheter eau, fruits et quelques basiques. De quoi préparer des paniers-repas simples mais nettement plus agréables que les snacks sous plastique des plages très fréquentées.
Important : à Majorque, les feux de camp et barbecues sauvages sont généralement interdits ou très encadrés, surtout en été. Prévoyez des repas froids pour vos sorties dans les criques, et ramenez systématiquement tous vos déchets avec vous.
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Les criques autour de Cala Figuera : comment choisir sa calanque
Cala Figuera n’a pas de plage de sable au pied du village. C’est ce qui l’a en partie protégée du bétonnage massif, mais cela veut dire que pour se baigner vraiment, il faut marcher ou pagayer. Autour du port, une série de petites criques rocheuses ou de calanques plus larges offrent des eaux très claires, chacune avec son caractère.
Avant de détailler crique par crique, quelques règles générales :
Pas d’équipements sur les petites calas : pas de maître-nageur, pas de toilettes, pas d’ombre installée – prévoyez chapeau, eau, protection solaire et chaussures adaptées aux rochers ;
Capacité limitée : ce sont de petits espaces. Au-delà d’une dizaine de personnes, l’ambiance change vite ;
Respect des lieux : pas de musique forte, pas de prélèvement de roches, pas de savon dans l’eau, même « biodégradable ».
Caló d’en Boira : la petite anse la plus proche
Caló d’en Boira est une minuscule anse rocheuse blottie au nord du port, à moins de 10 minutes à pied du centre. Quelques rochers plats pour poser une serviette, une mise à l’eau directe, et très peu de monde le matin.
Profil : parfait pour une baignade courte en début ou fin de journée, ou pour ceux qui veulent rester très proches du village. L’accès se fait par un petit sentier à travers les pins, parfois un peu raide sur les derniers mètres. Avec des enfants, gardez une main libre et des chaussures fermées.
Au-delà d’une vingtaine de personnes, l’anse paraît déjà pleine : si vous arrivez et qu’elle semble saturée, il vaut mieux renoncer que forcer.
Caló d’en Busques : eau claire et snorkeling facile
Un peu plus au sud de Cala Figuera, Caló d’en Busques est une autre crique rocheuse prisée des habitués pour la clarté de son eau et ses fonds propices au masque et tuba. On y accède généralement à pied depuis les parkings de la côte (vers Cala Santanyí), en suivant un sentier côtier bien marqué.
À savoir :
comptez 15–20 minutes de marche depuis les parkings les plus proches ;
descente finale par des marches taillées dans la roche : à éviter en tongs lisses ;
zone rocheuse, profondeur rapide : idéal pour nager, moins pour barboter avec un tout-petit.
Là encore, la jauge naturelle est d’une quinzaine de personnes maximum pour rester dans une ambiance calme.
Cala Llombards et ses coins plus secrets
Cala Llombards, un peu plus loin vers l’ouest, est l’une des belles plages de sable de ce secteur de Majorque : eau turquoise, encadrée de falaises, parking en haut de la plage. Logiquement, elle est fréquentée en été.
Pour un séjour à Cala Figuera Majorque, elle fonctionne bien comme « base » plage classique à la journée, à condition d’y arriver tôt (avant 10h en haute saison) et de s’éloigner de la zone de serviettes les plus denses, en marchant quelques minutes le long des rochers de chaque côté.
Les marcheurs plus curieux trouveront, en suivant les sentiers non balisés (attention à la sécurité et à l’érosion), de petits replats rocheux beaucoup plus tranquilles. Ne tentez ces détours que si vous êtes à l’aise hors sentier et par temps sec.
Es Pontàs : l’arche emblématique et les piscines naturelles
Entre Cala Figuera et Cala Santanyí se trouve Es Pontàs, une arche rocheuse spectaculaire qui surgit de la mer. Le point de vue principal est accessible en voiture ou à pied, et constitue un très beau spot au lever ou au coucher du soleil.
Pour descendre au niveau de l’eau, il existe plusieurs accès plus techniques, parfois équipés de cordes ou de sentes raides. Ils sont réservés à des marcheurs expérimentés, habitués au terrain calcaire glissant. Avec des enfants, restez-en au mirador : la vue est déjà magnifique.
Sa Figuera Petita : micro-crique pour solitude assumée
Ce petit recoin rocheux, connu surtout des gens du coin, se trouve à l’écart des sentiers les plus battus. On y arrive par un chemin étroit à travers les pins, sans balisage officiel. L’espace au bord de l’eau est très réduit : au-delà de 4 ou 5 personnes, l’endroit perd son charme.
À envisager seulement si vous aimez vraiment marcher hors des sentiers, avec de bonnes chaussures, et accepter de faire demi-tour si le vent se lève ou si l’accès semble abîmé. L’idée n’est pas de « cocher un secret », mais de respecter des lieux fragiles.
Repères comparatifs pour les principales criques
Pour vous aider à choisir où aller selon votre forme et votre envie du jour :
Caló d’en Boira – très proche, petite, rocheuse
• Accès : <10 min à pied depuis le port
• Ambiance : calme, baignade courte, plutôt adultes ou grands enfants
• À éviter si : vous tenez absolument à poser une grande serviette sur du sable.
Caló d’en Busques – snorkeling et rochers
• Accès : 15–20 min de marche depuis les parkings côtiers
• Ambiance : eau claire, masques et palmes, nageurs à l’aise
• À éviter si : genoux fragiles ou peur des mises à l’eau sans marche.
Cala Llombards – plage de carte postale mais fréquentée
• Accès : parking, quelques marches
• Ambiance : familiale, services à proximité (bar, toilettes en saison)
• À éviter si : vous fuyez vraiment le monde en juillet-août.
Es Pontàs – paysage et photo, pas une plage
• Accès : mirador facile, descentes au niveau de l’eau pour marcheurs expérimentés
• Ambiance : spot photo, horizon large, grimpeurs parfois sur l’arche
• À éviter si : vous cherchez surtout à passer la journée « sur la plage ».
Itinéraire slow travel : 4 à 5 jours à Cala Figuera Majorque
Pour sentir vraiment le village et ses environs, 4 ou 5 jours complets sont idéaux. Voici un canevas réaliste, à adapter selon la saison et votre niveau d’énergie.
Jour 1 – Arrivée et apprivoiser le port
Arrivée à Cala Figuera (en voiture de location ou en bus jusqu’à Santanyí puis correspondance). Installez-vous, puis descendez sans attendre faire le tour du port. L’objectif n’est pas de tout voir mais de repérer :
les différents niveaux de pontons ;
l’emplacement des boulangeries et petits commerces ;
les terrasses qui vous plaisent pour les prochains jours.
Dîner tôt sur une terrasse au bord de l’eau pour profiter du changement de lumière sur les façades.
Jour 2 – Matin de pêcheurs, après-midi crique proche
Levez-vous avant 7h pour voir les llauts quitter ou regagner le port. Installez-vous discrètement sur un muret, sans bloquer les accès : ici, on travaille. Un café ensuite en terrasse, et un tour à la boulangerie.
Fin de matinée ou début d’après-midi : marche vers Caló d’en Boira pour un premier bain rapide. Retour au village pour un dîner poisson.
Jour 3 – Journée plage à Cala Llombards
Partez tôt en voiture ou bus vers Cala Llombards. Arrivée avant 10h pour trouver une place de parking et choisir un coin encore peu occupé sur la plage. Journée rythmée par les bains, une sieste à l’ombre et, pour les plus curieux, une petite exploration des rochers latéraux.
Retour en fin d’après-midi à Cala Figuera, éventuellement par un arrêt à Santanyí pour un verre sur la place (hors jours de marché, le village est très tranquille).
Jour 4 – Es Pontàs et criques intermédiaires
Consacrez cette journée au secteur entre Cala Figuera et Cala Santanyí. Selon votre forme :
randonnée côtière douce avec vue sur Es Pontàs ;
pause baignade dans une crique intermédiaire (Caló d’en Busques si les conditions de mer sont bonnes) ;
session photo au coucher du soleil sur l’arche.
Rentrez de nuit au village : le port éclairé, beaucoup plus silencieux qu’en journée, a un charme particulier.
Jour 5 – Derniers bains et matinée sans programme
Laissez-vous une demi-journée sans rien prévoir : un deuxième passage dans votre crique préférée, un temps de lecture face au port, un café plus long dans un bar fréquenté par les habitants. C’est souvent ce moment-là qui fait passer Cala Figuera du statut de « joli endroit » à celui de lieu où l’on se projette revenir.
Quand venir à Cala Figuera, et pour quel profil ?
Cala Figuera change de visage selon la saison. Plutôt que de viser un vague « été à Majorque », il vaut mieux choisir en fonction de votre tolérance à la chaleur et à la foule.
Mars–mai : le meilleur compromis pour la plupart
Températures douces, colline encore verte, village vivant mais pas saturé : c’est la période la plus agréable pour combiner balades et premières baignades (l’eau reste fraîche en mars-avril, plus agréable fin mai).
Recommandé si vous :
aimez marcher sans surchauffe ;
acceptez une eau plus fraîche ;
privilégiez l’observation et la photo à la bronzette.
Juin–septembre : plus de chaleur, plus de monde
En été, Cala Figuera reste moins dense que les grandes stations balnéaires, mais les parkings se remplissent vite, les criques aussi, et la chaleur limite les marches aux premières et dernières heures du jour.
Pour que ça reste agréable :
prévoyez des sorties à la fraîche (lever de soleil, fins d’après-midi) ;
réservez hébergement et voiture longtemps à l’avance ;
acceptez de renoncer à une crique si elle est déjà saturée à votre arrivée.
Octobre–novembre : douceur et calme retrouvés
L’automne est idéal pour ceux qui veulent surtout marcher et profiter du port sans affluence. L’eau reste baignable début octobre, puis refroidit progressivement. Certains restaurants et hébergements réduisent cependant leurs horaires ou ferment pour la saison.
Hiver : pour un vrai village, pas pour la plage
En plein hiver, oubliez l’idée de « vacances plage ». En revanche, si vous cherchez un port calme, des lumières d’hiver sur la pierre claire et quelques jours de rupture tranquille, Cala Figuera peut séduire. Il faudra par contre vérifier minutieusement quelles adresses restent ouvertes et prévoir des vêtements pour les soirées fraîches.
Accès et déplacements : venir à Cala Figuera sans se faire piéger
En voiture depuis Palma, comptez environ une heure de route jusqu’à Cala Figuera. La circulation est fluide hors été, plus dense en juillet-août. Le vrai sujet, ce sont les places de stationnement dans le village, surtout en journée.
En basse saison : vous trouverez généralement à vous garer dans les rues hautes sans trop tourner ;
En haute saison : évitez de descendre en voiture « au plus près du port ». Garez-vous plus haut (entrées du village) puis terminez à pied. Chercher absolument une place au bord de l’eau est le meilleur moyen de commencer la journée frustré.
En transports publics, Cala Figuera est reliée à Palma via Santanyí (bus régional, puis navette ou correspondance locale). Les horaires évoluent chaque année : consultez le site officiel des transports de Majorque (TIB) peu avant votre départ pour planifier vos connexions. Hors été, la fréquence est réduite : anticipez l’heure de votre dernier bus retour.
Une fois sur place, tout se fait à pied dans le village. Pour explorer les criques plus éloignées (Cala Llombards, d’autres calas de Santanyí), un véhicule ou un taxi local reste le plus pratique si vous voyagez en famille ou avec du matériel.
En résumé : pour qui Cala Figuera est-elle le bon choix ?
Cala Figuera n’est ni la Majorque des grandes plages aménagées, ni celle des soirées sans fin. C’est un village-port à taille humaine, avec de vrais horaires de travail, quelques terrasses bien placées, des criques qui demandent un peu d’effort, et une vie nocturne limitée aux conversations qui s’étirent après le dîner.
Choisissez Cala Figuera Majorque si vous :
aimez observer un port de pêche vivant plutôt qu’un front de mer standardisé ;
êtes prêt à marcher un peu pour atteindre vos spots de baignade ;
privilégiez le calme nocturne à la fête ;
êtes sensible aux ambiances de villages plutôt qu’aux checklists de « choses à faire ».
Évitez d’en faire votre base principale si :
vous voyagez avec de tout petits enfants qui ont besoin de sable, de surveillance et d’infrastructures complètes à quelques mètres ;
vous ne concevez pas vos vacances sans animation nocturne structurée ;
vous voulez tout faire en transports publics avec un timing serré.
Bien choisi (saison, hébergement, moyens de déplacement), un séjour à Cala Figuera ressemble moins à des « vacances à la plage » qu’à quelques jours partagés avec un petit port méditerranéen. On revient avec des images très simples – un pêcheur qui démêle son filet, le bruit sec d’une barque qui touche le quai, l’odeur du pain du matin – mais ce sont souvent celles qui restent le plus longtemps.
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Ecrit par
L'équipe Visiter Majorque
Passionnés par les Baléares, nous partageons nos découvertes et conseils pour vous aider à profiter pleinement de Majorque.