Vous avez tapé “cala d’or majorque plages” et vous tombez partout sur les mêmes noms : Cala Gran, Cala Esmeralda, Cala Ferrera… Jolis spots, mais en plein été, c’est serviette contre serviette et queue au chiringuito. Si vous êtes ici, c’est sans doute que vous cherchez autre chose : des criques plus calmes, un peu de marche, un peu de silence, mais sans galère d’accès ni mauvaise surprise.
C’est exactement l’objet de ce guide : une sélection resserrée de 12 criques autour de Cala d’Or, avec des accès détaillés, des temps de marche réalistes, les profils pour lesquels elles fonctionnent (famille, snorkeler, lève-tôt…) et ce qui a changé en 2024-2026 (parkings, restrictions, météo, réglementation écologique).
Cala d’Or et ses plages : ce qu’il faut comprendre avant de choisir
Cala d’Or n’est pas “une” plage, mais une succession de petites anses creusées dans la côte, reliées par des lotissements, des pins et des chemins côtiers. C’est à la fois son charme et sa limite : les plus connues se remplissent très vite, surtout en juillet-août, et beaucoup de visiteurs s’arrêtent là faute d’informations précises sur les criques plus discrètes.
Autre réalité 2026 : la pression touristique a poussé les autorités des Baléares à renforcer les règles autour des espaces naturels, notamment la posidonie, cette herbe marine qui couvre les fonds et rend l’eau si claire. On reviendra en détail sur ce point, mais retenez déjà une chose : pas toucher aux posidonies, ni avec les mains, ni avec l’ancre du bateau (amende signalée : jusqu’à 3 000 €).
Enfin, un repère important : Cala Serena est la seule plage de Cala d’Or à être officiellement classée “crique vierge” (non urbanisée directement sur la plage). C’est un bon indicateur : plus on s’éloigne des grandes constructions, plus on gagne en tranquillité… mais aussi en contraintes pratiques.
Bien préparer vos journées plage à Cala d’Or (30 minutes qui changent tout)
Explorer des criques un peu à l’écart ne demande pas un équipement d’expédition, mais un minimum d’anticipation. Une demi-heure de préparation à l’hébergement le matin vous évitera la moitié des frustrations classiques : parking saturé, sentier impraticable en tongs, manque d’eau, coup de soleil au retour.
Équipement minimal à mettre systématiquement dans le sac
Chaussures fermées antidérapantes (baskets ou sandales de rando) : oubliez les tongs pour les sentiers rocheux et les descentes un peu raides.
Masque et tuba : visibilité souvent autour de 10-15 m sur ce tronçon de côte, surtout par vent faible.
2 L d’eau par personne pour les criques sans bar : beaucoup de petites plages n’ont ni café ni robinet.
Crème solaire SPF 50+, chapeau, lunettes de soleil : le moindre chemin à découvert tape fort entre 11 h et 16 h.
Serviette légère ou paréo + éventuellement tapis de plage fin pour les criques plus rocheuses.
Sac poubelle : vous remmenez vos déchets, toujours, y compris les peaux de fruits.
Petite trousse : pansements, désinfectant, pince à tique/pince à échardes.
Se déplacer : voiture, vélo, scooter ?
Depuis le centre de Cala d’Or, la plupart des criques de ce guide se trouvent entre 1 et 8 km. Le choix du moyen de transport change complètement votre expérience :
Vélo électrique : le plus agréable si vous logez à Cala d’Or ou Cala Egos. Comptez environ 15 €/jour chez des loueurs comme Mallorca Cycles. Idéal pour enchaîner deux criques dans la même journée et éviter la guerre des parkings.
Scooter : compromis vitesse/souplesse, surtout pour aller vers Mondragó ou Portocolom. Environ 25 €/jour chez OK Mobility ou autres agences locales.
Voiture : pratique avec des enfants en bas âge ou beaucoup de matériel, mais attention : en haute saison, les petits parkings de criques sont pleins dès 9 h 30-10 h. Pensez à réserver une catégorie compacte.
Bus TIB : des lignes relient Cala d’Or à Santanyí, Porto Petro et Portocolom. C’est économique, mais vous resterez cantonné aux plages les plus connues ou devrez marcher davantage.
En pratique, pour un séjour de 3-5 jours à Cala d’Or, un mix voiture + location ponctuelle de vélo électrique fonctionne très bien. Le coût total quotidien pour explorer les criques reste généralement entre 10 et 20 € par personne (transport + parking + un café ou une glace).
Applications et repères météo à connaître
Platges Balears (site ou app) : état des plages baléares en temps (presque) réel, couleur des drapeaux, éventuelles fermetures après tempête.
AEMET : météo officielle. Sur cette côte, surveillez surtout le vent de levant (Est) qui peut lever de la houle et troubler l’eau.
Wikiloc : pour télécharger des petites randonnées littorales offline. Tapez “Cala d’Or – Cala Sa Nau” ou “Cala d’Or – Mondragó” et choisissez des traces récentes (2023–2025).
À retenir pour la baignade :
Mai–juin et septembre–octobre : eau généralement entre 22 et 25 °C, températures parfaites, fréquentation raisonnable. Ce sont les meilleures fenêtres si vous visez les criques plus secrètes.
Juillet–août : eau chaude, mais monde partout. Il devient crucial d’arriver tôt (avant 9 h) ou tard (après 17 h) sur les petites plages.
Après forte pluie : certains sentiers deviennent très glissants. Si possible, attendez 24 h avant de vous engager sur les descentes caillouteuses.
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Les 12 criques méconnues de Cala d’Or et alentours (avec accès détaillés)
Les distances et temps ci-dessous sont donnés au départ du centre de Cala d’Or (zone Cala Gran), à pied ou en vélo. Adaptez si vous logez plus à l’ouest (Cala Egos) ou plus à l’est (Cala Ferrera).
1. Cala Serena – la “crique vierge” officiellement reconnue
Profil : couples, amateurs de calme, lève-tôt / fin de journée. Pas idéale pour des jeux de ballon, parfaite pour nager et lire au frais.
Pourquoi y aller : petite anse enserrée dans la roche, eau turquoise protégée du vent, quelques pins pour l’ombre et, surtout, absence de constructions directes sur la plage. C’est la seule plage de Cala d’Or à être officiellement classée “crique vierge”, ce qui explique une ambiance sensiblement différente de Cala Ferrera juste à côté.
Accès depuis Cala d’Or :
À pied : comptez environ 20 à 25 minutes. Depuis Cala Gran, suivez les rues résidentielles vers le nord-est en direction de Cala Ferrera, puis les panneaux “Cala Serena”. Un petit escalier descend à la crique.
En vélo : 10 minutes, stationnez dans les rues en haut de la crique (pas sur le sentier).
À savoir : la plage est très petite. En été, visez soit avant 9 h 30, soit à partir de 17 h pour garder une sensation de tranquillité. Fonds rocheux par endroits : masque-tuba vivement conseillé.
2. Caló des Pou – la petite plage boisée des locaux
Profil : familles avec jeunes enfants, nageurs tranquilles, personnes cherchant un accès court depuis Cala Egos.
Pourquoi y aller : petite plage en fond de crique, bordée de pins avec beaucoup d’ombre naturelle, souvent fréquentée par les résidents du coin au lever du soleil. L’eau y est calme, l’accès simple, parfait pour une première “sortie crique” sans logistique compliquée.
Accès :
Depuis le centre de Cala d’Or à pied : environ 15 minutes. Suivez la promenade vers l’ouest en direction de la marina, puis poursuivez vers Cala Egos. Des panneaux indiquent “Caló des Pou”. Un chemin ombragé descend jusqu’à la plage.
Depuis Cala Egos : 5 minutes à pied.
Conseil horaire : très agréable entre 7 h 30 et 10 h, quand les bateaux du port sont encore calmes et que les lumières sont douces. L’après-midi, privilégiez l’ombre sous les pins en haut de plage.
3. Cala Egos – petite anse pratique mais plus intime que Cala Gran
Profil : familles, groupes d’amis qui veulent une plage “simple” mais moins saturée que Cala Gran, personnes à mobilité un peu réduite (accès relativement doux).
Aerial view of Cala d’Or–style coves at golden hour.
Pourquoi y aller : oui, il y a quelques hôtels autour, mais la crique reste à taille humaine, avec un sable correct et une eau claire. En arrivant tôt, vous profitez d’une ambiance étonnamment tranquille, surtout début et fin de saison.
Accès :
Voiture / scooter : petit parking à proximité immédiate, vite plein en été (avant 10 h). C’est l’un des rares spots où la voiture reste pratique si vous venez avec poussette.
À pied / vélo : comptez 20 minutes à pied depuis Cala Gran, 8–10 minutes en vélo par les rues intérieures.
À noter : si le parking est plein, ne tournez pas en rond pendant 20 minutes. Continuez 5 minutes de plus à pied vers Caló des Pou, souvent un peu plus aéré.
4. Cala Mitjana – la crique discrète pour familles qui acceptent de marcher
Profil : familles prêtes à marcher 20–30 minutes, couples, amateurs de pique-nique. Pas de bar, pas de toilettes : autonomie obligatoire.
Pourquoi y aller : petite plage de sable blond encadrée de falaises basses et de pins, eau turquoise, assez peu de monde même en haute saison comparée aux grandes voisines. L’absence d’urbanisation directe et le fait qu’il faille marcher un peu filtrent beaucoup de visiteurs.
Accès type (vélo + marche) :
En vélo depuis Cala d’Or : comptez 20 minutes vers l’ouest en direction de Porto Petro, puis Santanyí. Garez le vélo en retrait de la route, sans bloquer les accès privés.
À pied : un sentier non goudronné et parfois caillouteux mène à la crique en 10 à 15 minutes depuis la route. Les traces sur Wikiloc avec “Cala Mitjana – Santanyí” sont utiles pour ne pas se tromper d’embranchement.
Conseils concrets : chaussures fermées indispensables, surtout avec des enfants. Emportez de quoi déjeuner : le charme de Cala Mitjana, c’est justement qu’il n’y a rien sur place à part le bruit de la mer.
5. Cala Sa Nau – petite anse encaissée, idéale snorkeling
Profil : snorkelers, groupes d’adultes, familles avec enfants bons nageurs. À éviter si vous cherchez une toute petite marche : l’accès implique quelques marches et un peu de dénivelé.
Pourquoi y aller : une langue de sable au fond d’un canyon rocheux, falaises couvertes de pins, eau très claire quand le vent est faible. En saison, un petit chiringuito permet de boire et grignoter, mais en restant à une taille raisonnable. Les rochers latéraux sont excellents pour observer poissons et posidonies.
Accès :
Voiture / scooter : route étroite depuis Cala d’Or vers Portocolom, fléchage “Cala Sa Nau”. Parking payant ou semi-réglementé en été, complet en général vers 10–10 h 30 en août.
Vélo électrique : 30 à 35 minutes avec quelques côtes. C’est l’option la plus fluide en haute saison : vous vous garez sur le bas-côté avant le parking et terminez à pied.
Du parking, un chemin aménagé et un escalier descendent jusqu’à la plage (5 minutes).
Astuce locale : si vous voulez voir Cala Sa Nau presque vide, misez sur les matins de semaine en mai, juin, fin septembre ou octobre. Eau autour de 22–24 °C, fréquentation encore très raisonnable.
6. Caló des Homos Morts – spot plus sauvage pour snorkelers expérimentés
Profil : bons nageurs, snorkelers, couples aimant le côté brut. Déconseillé avec poussette ou personnes ayant le vertige.
Pourquoi y aller : plus rocheux que sableux, ce petit recoin de côte attire surtout des locaux, souvent en mode baignade naturiste ou demi-nu. En contrepartie, vous pouvez être littéralement quatre ou cinq sur le site quand les plages voisines débordent.
Accès général :
Il s’atteint par des sentiers côtiers non officiels depuis la zone de Cala Serena / Cala Ferrera ou en direction de Portocolom. Les traces Wikiloc récentes sont ici très utiles.
Comptez souvent 25 à 35 minutes de marche depuis la zone urbanisée la plus proche, avec quelques passages caillouteux et une descente finale un peu raide.
Conditions : ne tentez pas ce genre de crique par vent fort ou mer formée, ni seul si vous n’êtes pas à l’aise sur terrain instable. Prévoyez au minimum des baskets fermées et gardez les mains libres (sac à dos plutôt que cabas).
On-the-ground beach scene showing sand, water, and local architecture.
7. Caló de Sa Torre – double crique facile d’accès près de Portocolom
Profil : familles, débutants du “hors sentier”, nageurs tranquilles. Convient bien pour une demi-journée combinée avec un tour à Portocolom.
Pourquoi y aller : deux petites anses successives, alternance de sable et de rochers plats, eau claire, fréquentation plus locale que touristique. L’accès facile en fait une bonne étape “sans pression” après des criques un peu plus sportives.
Accès :
Rejoignez Portocolom (bus TIB ou voiture / scooter). Depuis la zone de la vieille tour (Sa Torre), un court sentier côtier mène aux criques en quelques minutes.
Depuis Cala d’Or, comptez environ 25–30 minutes en voiture, un peu plus en scooter ou vélo électrique.
À savoir : très peu d’ombre, pensez au parasol léger ou au t-shirt anti-UV si vous visez les heures centrales.
8. Cala Brafi – crique quasi secrète aux portes de Portocolom
Profil : voyageurs patients, habitués des chemins non balisés, amateurs de solitude. À éviter avec de très jeunes enfants.
Pourquoi y aller : petite crique sablo-rocheuse à l’écart de la route, longtemps restée un secret de locaux. Pas de service, pas d’urbanisation directe, une eau souvent très claire et quelques pins en arrière-plage.
Accès : ce n’est pas une plage “officielle” avec grand panneau. L’accès se fait par des pistes et sentiers parfois bordés de terrains privés. En 2026, la situation peut évoluer, donc :
Vérifiez des traces Wikiloc récentes avec commentaires.
Respectez strictement les clôtures et panneaux “Propriété privée / Prohibido el paso” : si c’est fermé, n’insistez pas.
Prévoyez 15–20 minutes de marche sur terrain irrégulier depuis l’endroit où vous laissez la voiture ou le vélo.
Recommandation : si vous n’êtes pas à l’aise avec l’orientation ou le fait de renoncer en cas de barrière, privilégiez plutôt Cala Sa Nau ou Caló de Sa Torre.
9. Parc naturel de Mondragó – les coins moins évidents de Cala Mondragó
Profil : presque tout le monde, à condition d’accepter le monde sur les plages principales en été. Intéressant pour ceux qui aiment marcher de crique en crique.
Pourquoi y aller : Mondragó n’est pas “méconnu”, c’est même un des parcs les plus visités du sud-est de Majorque. Mais même là, beaucoup de visiteurs restent figés sur le premier bout de sable. En suivant les chemins côtiers balisés, vous trouverez des rochers plats très agréables pour la baignade, souvent bien moins peuplés.
Accès :
Grande entrée avec parking payant (tarif à la journée) accessible en voiture, scooter ou bus. En haute saison, l’accès voiture peut être fermé temporairement en milieu de journée quand le parking est plein.
Depuis le centre de Cala d’Or, comptez 10–15 minutes en voiture, environ 40 minutes en vélo (avec quelques côtes).
Les bons coins : à partir de la plage principale de Cala Mondragó, marchez 10 à 15 minutes le long du sentier côtier, en direction de S’Amarador ou des falaises ouest. Vous trouverez des dalles rocheuses très confortables pour s’allonger et plonger dans l’eau, souvent avec beaucoup moins de monde qu’au centre de la plage.
10. S’Amarador – grande baie, ambiance plus naturelle
Profil : familles qui veulent du sable et de l’espace, mais dans un cadre moins construit qu’à Cala Gran.
Pourquoi y aller : large plage de sable dans le même parc naturel de Mondragó, mais un peu plus excentrée. Ce n’est pas à proprement parler une crique secrète, mais, à surface égale, on respire plus largement qu’à Cala d’Or en plein été.
Accès : soit depuis le parking dédié de S’Amarador, soit par le sentier côtier depuis Cala Mondragó (10–15 minutes à pied, sentier facile). En basse saison, l’ambiance peut devenir étonnamment paisible, surtout en fin d’après-midi.
Map-style diagram of the Cala d’Or coastline (no labels).
Astuce : combinez S’Amarador pour le temps de plage “classique” avec un retour par le sentier côtier, en vous accordant une halte baignade sur un rocher plus discret entre les deux baies.
11. Caló des Burgit – le petit recoin caché du parc
Profil : marcheurs, couples, petits groupes qui veulent un coin plus intime dans le parc de Mondragó.
Pourquoi y aller : minuscule crique sableuse nichée entre Cala Mondragó et S’Amarador, accessible uniquement à pied. Pas de services, peu de place, mais justement : quand les deux grandes plages sont pleines, elle reste parfois étonnamment calme.
Accès : chemins balisés dans le parc, comptez 10–20 minutes de marche depuis l’une ou l’autre des grandes plages. Suivez les panneaux directionnels “Caló des Burgit” (ou demandez au point info du parc).
À savoir : pas d’ombre directe en milieu de journée, sol parfois un peu encombré de bois flotté ou de posidonie. C’est plus un spot de baignade / snorkel qu’un lieu pour passer 8 heures au soleil.
12. Es Fortí – les rochers de baignade face au vieux fort
Profil : bons nageurs, amateurs de sauts dans l’eau, ceux qui aiment se baigner “comme les locaux” plutôt que s’allonger sur du sable.
Pourquoi y aller : techniquement, ce n’est pas une plage mais une zone rocheuse au bout de la péninsule qui ferme la baie de Cala d’Or, près du fort Es Fortí. Échelles, plateformes naturelles, eau profonde et claire : idéal pour des bains rapides, des sauts contrôlés et le coucher de soleil.
Accès :
Depuis Cala Egos : 10–15 minutes à pied par la route, puis le sentier vers le fort.
Depuis Cala Gran : 30 minutes de marche en longeant le littoral urbain ou 10 minutes en voiture / scooter.
Précautions : pas pour les enfants sans surveillance rapprochée : fonds rapidement profonds, rochers glissants. Ne sautez jamais sans avoir vérifié la profondeur et la présence éventuelle de rochers sous l’eau.
Quel secteur de Cala d’Or choisir selon votre style ?
En regroupant ces 12 spots, on voit vite se dessiner quatre zones, chacune avec son rythme et ses avantages.
Cala d’Or centre (Cala Gran, Cala d’Or, alentours) : pratique sans voiture, mais vite dense. Bon point de chute si vous comptez rayonner en vélo vers Cala Serena et les rochers d’Es Fortí.
Cala Egos / Caló des Pou : plus résidentiel, accès simple à Caló des Pou et Cala Egos, idéal en famille ou si vous aimez un réveil plus calme que dans l’hyper-centre.
Vers Mondragó (sud-ouest) : parfait si pour vous, un séjour “cala d’or majorque plages” veut dire marcher, enchaîner Mondragó, S’Amarador, Caló des Burgit et quelques rochers discrets. Nécessite voiture, scooter ou bon vélo.
Vers Portocolom (est) : plus sauvage et plus local dès qu’on s’éloigne des grands hôtels. Cala Sa Nau, Caló de Sa Torre, Cala Brafi et certains recoins de côte restent très authentiques, mais demandent un peu plus d’organisation.
Si vous logez plusieurs nuits à Cala d’Or, un bon compromis consiste à :
Réserver l’hébergement dans un secteur calme mais pas isolé (Cala Egos côté résidentiel, par exemple).
Définir deux journées “côtes sauvages” (Mondragó, Sa Nau, Mitjana) avec véhicule.
Garder deux demi-journées plus légères autour de Cala Serena, Caló des Pou, Es Fortí, accessibles à pied ou en vélo.
Rappels écologiques et règles locales à respecter absolument
Majorque n’est plus une destination où l’on peut “faire comme on veut” sur les plages. En 2025–2026, les contrôles se sont intensifiés et beaucoup de règles sont motivées par une réalité simple : le littoral souffre.
Posidonie : c’est une plante, pas une algue. On ne la ramasse pas, on ne la piétine pas intentionnellement, on ne jette pas son ancre dessus. Des amendes jusqu’à 3 000 € ont déjà été signalées pour des infractions volontaires.
Feux et barbecues : strictement interdits sur les plages et dans les pinèdes côtières.
Musique forte / enceintes : tolérance de plus en plus faible, surtout dans les criques naturelles et le parc de Mondragó. Si vous tenez à la musique, restez sur les plages “urbaines” déjà bruyantes.
Déchets : aucun sac poubelle n’est prévu sur les petites criques. Tout ce que vous apportez repart avec vous, sans exception.
Drones : usage très encadré, souvent interdit au-dessus des plages et du parc de Mondragó, en particulier en haute saison. Ne décollez pas sans vous être renseigné.
Sur place, l’application ou le site Platges Balears et les panneaux d’information à l’entrée des plages donnent les consignes actualisées. Un réflexe simple : si vous hésitez, considérez que c’est interdit et demandez au sauveteur ou au point info.
En résumé : comment vraiment profiter des plages de Cala d’Or
Organiser un séjour “cala d’or majorque plages” qui ne ressemble pas à une bataille de serviettes tient à quelques choix clairs :
Choisir la bonne saison : mai–juin et septembre–octobre si vous le pouvez. En plein été, concentrez-vous sur les créneaux 8–11 h et 17–20 h.
Accepter un peu de marche : dès que vous marchez 10–20 minutes, le paysage change, le monde diminue. Cala Mitjana, Caló des Burgit, certains rochers de Mondragó en sont la preuve.
Utiliser le vélo ou le scooter : pour un budget de 15–25 €/jour, vous évitez l’essentiel des frustrations de parking.
Alterner plages “faciles” et criques plus engagées : par exemple, une journée portée sur Cala Serena / Es Fortí depuis votre hébergement, puis une journée en voiture vers Mondragó et S’Amarador, puis une autre vers Cala Sa Nau et la côte de Portocolom.
Jouer la carte locale : demander leur crique préférée aux serveurs, aux vendeurs du marché de Santanyí, aux moniteurs de Dive Center Cala d’Or. Souvent, ils vous indiqueront le bon créneau horaire ou le coin rocheux à 5 minutes de marche que personne ne prend la peine de rejoindre.
Avec ces repères, vous pouvez véritablement construire vos journées autour des criques qui vous ressemblent, plutôt que d’enchaîner mécaniquement les mêmes plages que tout le monde. Cala d’Or récompense ceux qui acceptent une petite marche de plus, une alarme un peu plus tôt et un vrai respect du lieu. En échange, vous aurez ce que beaucoup viennent chercher à Majorque sans toujours le trouver : de l’eau claire, du silence, et la sensation d’être vraiment dehors, pas seulement en bord de piscine.
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Ecrit par
L'équipe Visiter Majorque
Passionnés par les Baléares, nous partageons nos découvertes et conseils pour vous aider à profiter pleinement de Majorque.